*C'est comme ça que ça commence...

*C'est comme ça que ça commence...
Il y a celles qui me suivent depuis le premier jour...
Celles prenant part à cette histoire au fil des mois...
Celles de passage, laissant un ou deux commentaires mais qui disparaissent très rapidement...
Puis il y a vous, hésitant entre fermer cette page et oublier ce nom ou lire et découvrir cette histoire... La sienne.

Bienvenue chez moi, bienvenue chez elle. J'espère sincèrement que cette fiction vous plaira comme je prends plaisir à l'écrire. Un petit commentaire me laissant votre avis est bien évidemment le bienvenu =D. Mais je ne force personne... Démocratie, démocratie.

Que puis-je ajouter si ce n'est merci?

Bonne lecture =)


Et puis car c'est le nom de ce skyblog: HEILIG
Si vous avez le temps, passez chez moi Madw0rld-x

# Posté le vendredi 29 juin 2007 15:27
Modifié le dimanche 16 mars 2008 15:56

*Chapitre 1 : Les voyages en train.

*Chapitre 1 : Les voyages en train.
Chapitre 1 : Les voyages en train.


5 avril, quelque part dans un train en direction de Hambourg.


-Mademoiselle votre billet s'il vous plaît...

Une voix inconnue et impatiente me sors de mes pensées. Je me retourne vers mon interlocuteur et finis par constater qu'il s'agit du controleur. Merde, il me veut quoi celui-là ?

-Votre billet mademoiselle !
-Excusez-moi, s'il vous plaît, le voici.


Je ne prends pas la peine de lui sourire,me retourne et me replonge dans mes pensées.
Il pleut, le ciel est noir. Je me sens mal réellement mal. Comment ma vie a-t-elle pu basculer ainsi ?
Pardonnez-moi je ne me suis pas présentée.
Je m'appelle Caroline, je ne l'aime pas ce prénom, j'ai 15 ans et 3 mois. Mes cheveux sont blonds foncés et mes yeux sont bleus. Je suis assez grande :1m70. Bref, je suis quelconque, pas le genre de fille que l'on remarque au premier regard. A cela s'ajoutent une timidité maladive et un manque terrible de confiance en soi. Je vous laisse imaginer...

Voilà près de 3 heures que le train est en marche et qu'il m'éloigne des gens que j'aime.
Hambourg, il y a une semaine ce nom m'était totalement inconnu et voilà que maintenant je dois y habiter. Mon estomac se noue à cette pensée, je refoule mes larmes du mieux que je peux. Je n'aime pas pleurer.
Ma vie a basculé il y a une semaine et la monde, la vie que je m'efforçais tant bien que mal de construire se sont effondrés. En moins de deux minute, le temps d'une conversation téléphonique, tout s'est écroulé.
Il y a une semaine ma mère est morte : accident de la route , on ne lui a laissé aucune chance.
D'après les médecins elle est morte sur le coup et n'a pas souffert.
Cette pensée me réconforte, c'est déjà ça, elle n'a pas souffert.
Moi je souffre, je me sens abandonnée par le seul être qui me comprenait.
Maintenant je suis contrainte d'aller vivre chez mon père en Allemagne. Mes parents ont divorcés il y a de ça 6 ans et depuis j'ai dû voir mon père trois fois tout au plus.

Une dame ayant environ la quarantaine vient s'asseoir en face de moi et engage la conversation. Pourquoi personne ne peut comprendre que je n'ai pas envie de parler ?

-« Huit femmes...quelle pièce extraordinaire ! Vous êtes actrice ? » me dit-elle d'un ton enjoué.
-« Comédienne plus exactement, j'étais comédienne. »
-« Etais ? Pourquoi diable arrêtez vous ? Le théâtre est un art si honorable et rare de nos jours. »
-« Je déménage et je ne sais pas si là où je vais habiter je pourrai poursuive mes cours « .
Elle veut continuer à parler mais pour clore la conversation j'enfonce mes écouteurs dans mes oreilles pour écouter de la musique.

Je ne peux pas m'empêcher de repenser à ce matin. Horrible matinée ! Je déteste les adieux, adieux à tous ces gens que j'aime. Ma meilleure amie, Céline, pleurait. Pas moi, je n'y suis pas arrivée. On se reverra, voilà tout ce que j'ai pu lui dire.
Marie s'est jetée dans mes bras... Ma Marie, ma jumelle, elle va terriblement me manquer.
Puis il y a lui...Pour la dernière fois probablement, j'ai plongé mon regard dans le sien, dans ses magnifiques yeux bleus. J
'ai quitté mes amis.

Le train s'arrête progressivement, je me rends compte que je suis arrivée ce qui me permet de sortir de mes pensées morbides. Les virages commençaient à m'écoeurer et les ronronnements a me saouler.
Je récupère mes affaires et m'apprête à sortir du train. Le quai est rempli de gens tous heureux de se retrouver. Je devrais me réjouir d'une retrouvaille avec mon père, je devrais...
Moi je ne suis pas heureuse, que vais-je lui dire ?
Pourquoi maman, pourquoi ? Reviens s'il te plaît, s'il te plaît ne me laisse pas.
Je descends je dois. Je parcours le quai a sa recherche pour finalement l'apercevoir.

Il n'a pas changé.


Commentaire:

En réponse à une question : Lorsque Caroline parle de " Sa jumelle", il ne s'agit pas de sa soeur juste d'une amie à qui elle est attachée et qu'elle s'imagine difficilement quitter... =) J'aurais dû préciser excusez-moi :$ *
# Posté le vendredi 29 juin 2007 15:34
Modifié le samedi 26 avril 2008 14:58

*Chapitre 2 : Arrivée à Hambourg.

*Chapitre 2 : Arrivée à Hambourg.
Chapitre 2 : Arrivée à Hambourg.


[...]


IL n'a pas changé.

-« Bonjour. » dit-il d'une voix incertaine.
-« Salut. »
-« Tu as fait bon voyage ? Donne-moi tes affaires, suis moi la voiture est un peu plus loin. »

-« Ok.» Il ne sait pas quoi dire. Tant mieux, je n'ai pas envie de parler.

Le trajet se passe dans le calme le plus complet, mon père me pose des questions sans le moindre intérêt. Il ne parle pas de ma mère.
Une chanson attire mon attention, je n'ai pas retenu le titre.
Heureusement pour moi je parle Allemand. Maman parlait Allemand et m'a donc initier à cette si belle langue depuis ma plus tendre enfance. Au moins pourrais–je communiquer avec les gens du pays. Mon père s'adresse à moi en Français, c'est à peine si il sait dire bonjour. Il n'a jamais été doué dans le domaine des langues étrangères. A cette pensée je souris.

-« Enfin un sourire quoique faible,...ça fait plaisir. »
-« Tu t'attendais peut-être à ce que je te saute au cou en te disant à quel point je suis heureuse d'être ici ? Et bien non désolé ce n'est pas le cas, j'ai été forcée à venir ici et je te rappelle qu'on ne s'est plus vus depuis un an. »
-« Ce n'est pas ma faute si ta mère est m.... »
Il se stoppe.
-« Morte, si ta mère est morte !»Il m'énerve.
-« Baisse d'un ton, ce n'est pas moi qui ait voulu que tu habites chez moi ! »
-« Non, j'imagine, tu aurais préféré ne plus me voir. Je suis navrée de venir chambouler ta petite vie parfaite ! »
-« Ce n'est pas ce que je voulais dire Caroline... »
-« Il se souvient de mon nom incroyable ! »


Il ne répond plus. Ca promet d'être une véritable partie de plaisir la vie avec lui. On arrive devant sa maison. Ma maison ? Officiellement oui, dans mon c½ur non.

-« Ouaw et ben tu t'emmerdes pas ! T'as vu dans quoi tu vis. »

Il ne répond pas à ma remarque sarcastique. Je m'en veux quand même un peu d'être si agressive. Je prendrai le temps de m'excuser. Un jour...

-« Voici ta maison, mets-toi à l'aise, je veux que tu te sentes ici chez toi. Suis-moi, je vais te faire visiter. »
-« ... »
Je le suis.

Je ne vous détaillerai pas cette visite de ma nouvelle habitation.
Vous vous en foutez après tout.

-« Et voici ta chambre, elle n'est pas encore peinte. Choisis les couleurs qui te plaisent, décore la comme tu en as envie. C'est ton domaine, ton espace privé ; je veux que tu t'y sentes le mieux possible. »

Ouaw vous verriez ma chambre ! Salle de bain, lit de deux personnes, télévision,... Un mini appartement et tout ça pour moi. Mais je ne veux pas de cette chambre, de cette maison, de cette vie tout simplement. Ma chambre me manque, celle que j'avais peinte avec toi maman.
Il me parle encore. Un vrai moulin à paroles !

-« J'espère que tu te plairas quand même ici. Je sais que tu ne veux pas de tout ça...Saches que je suis désolé pour Dominique, enfin ta mère. Je suis là si tu as besoin de parler. J'espère que nous arriverons quand même à recréer les liens qui nous unissaient avant...avant tout ça. »
-« Merci
dis-je tout simplement, c'est une très belle chambre. » J'esquisse un sourire.
Il part. J'ai besoin de m'adapter, il le sait.

Je défais mes valises, arrange les objets de la façon qu'il me plaît, j'essaie de recréer l'atmosphère de ma chambre en Belgique.
Je déciderai de la décoration un autre jour. Je place uniquement le cadre avec la photo de moi et ma mère sur ma table de nuit. Je reste bien assise une demi-heure sur mon nouveau lit à contempler cette photo. Les souvenirs se mélangent dans ma tête, sa voix résonne ; je crois l'entendre...
Tu me manques maman, si tu savais comme tu me manques.

Le reste de la soirée fût plutôt calme. Vers 22heures, je décide d'aller dormir.
Je me déshabille, enfile mon pyjama et me démaquille. Je me glisse sous mes couvertures en espérant m'endormir rapidement.
Tu parles ! J'ai vu les heures défiler et je reste là à me retourner à ne souhaiter q'une seule et unique chose dormir !
Nuit atroce où toutes les images de la semaine défilent dans ma tête, comme pour me rappeler. C'est un véritable supplice mais je ne pleure pas. Jamais.
Vers 4h30 du matin je parviens à m'endormir.

Malheureusement pour moi, les cauchemars me hantent le peu d'heures où mon esprit aurait pu bénéficier de repos...
# Posté le vendredi 29 juin 2007 15:35
Modifié le samedi 26 avril 2008 15:00

* Chapitre 3 : La rencontre.

* Chapitre 3 : La rencontre.
Chapitre 3 : La rencontre.


6 avril.


Les rayons du soleil filtrent à travers mon store.
J'émerge petit à petit de mon sommeil et entrouvre les yeux. Je ne reconnais en rien l'endroit où je me trouve. Où suis-je ?
Soudain ça me revient. Hambourg, je suis à Hambourg. Ce que je peux être bête quand même.
J'essaie tant bien que mal de me lever. J'ai chaud, je suis en sueur et j'ai horriblement mal à la tête. Quelle heure est-il ? 9h30. Fantastique, j'ai dormi 5 heures ... Quelle nuit épouvantable !
Je me lève et me dirige vers ma garde-robe. Après une vingtaine de minutes passées à observer son contenu, j'opte pour un pantalon noir avec par-dessus un pull ligné.
J'aime beaucoup le noir. Cette couleur permet à la personne qui la porte de passer inaperçue.
Je prends une douche glacée dans le but de me remettre de mes émotions et d'apaiser mon mal de tête. Après m'être douchée, habillée, maquillée et coiffée ; je descends pour saluer mon père. Je le trouve dans la cuisine, il prépare des toasts.

-« Bonjour Caroline. »
-« Bonjour. »
Je lui souris mais ne lui fais pas la bise. Antipathique moi ? Non, juste distante... je ne le connais pas après tout.
-« Je t'ai préparé des toasts et du jus d'orange pour bien commencer la journée. Au fait tu as bien dormi ? »
-« Oui, oui très bien. »
Menteuse maintenant, de mieux en mieux. « Merci pour les toasts. » Je n'ai pas faim mais je me force pour lui faire plaisir.
-« Je dois aller travailler, j'essaie de rentrer tôt je te le promets ! »
-« Ok, à ce soir. »
Je le regarde prendre ses affaires et partir.

Je préfère être seule de toute façon, cela me permet de faire ce que je veux quand je veux.
J'allume la radio. Encore cette même chanson, elle est vraiment magnifique ! Cette fois-ci je retiens le titre, Spring nicht. Je ne sais pas vous mais ce titre ne m'évoque absolument rien tout comme le nom de l'artiste : Tokio Hotel. Enfin bref.
Pour passer le temps, je choisis de décorer ma nouvelle chambre. Les photos de mes amis trouvent rapidement leurs places sur un des murs. En les accrochant, je sens à nouveau mon estomac se nouer. Ce sentiment, cette boule ne me quitte plus.
Mon poster d'Indochine trouve quant à lui sa place non loin de mon lit. Pou finir, j'accroche encore deux où trois images histoire de donner un peu plus de vie à ce lieu qui est désormais ma chambre.

Vers 15 heures, je décide de prendre l'air et de me dégourdir les jambes.
De cette façon, je pourrai découvrir Hambourg. Je parcours les rues à la recherche de magasins, boutiques ou autres endroits de ce genre qui conviendraient pour passer le temps.
J'aperçois un parc. Je me dirige vers celui-ci et choisis un coin au bord de l'eau à l'ombre d'un gros chêne pour m'asseoir.
A une dizaine de mètres, un garçon joue au basket. Son style est... différent du style des garçons que je côtoyais avant. Enfin, il s'habille comme il en a envie.
Ce parc m'apaise, je m'y sens bien.
Je me sens observée. Je suis observée. Il m'observe et je n'aime pas ça du tout !

-« Je peux t'aider ? » Je lui lance ça d'un ton plus que froid. Cependant ma réplique ne le déstabilise absolument pas que du contraire... Il se rapproche ! J'aurais mieux fait de me taire et faire comme si de rien n'était.
-« Quand c'est si gentiment demandé, je ne peux pas résister... Tu t'appelles ? »
-« Tu ne penses tout de même pas que je vais te le dire. »
-« Bon apparemment la politesse ne fait pas partie ne tes qualités, si ça t'intéresse mon nom est... »

-« Je t'arrête tout de suite que tu t'appelles Martin, Jean ou encore Jacques cela m'est complètement égal. » Non mais pour qui se prend-il ?! Je prends mes affaires, me lève et pars.
-« A bientôt » me lance-t-il d'une voix assurée.
Je ne prends pas la peine de répliquer. Quel con ! Le genre de mec qui se prend de haut et qui se croit tout permis. Pitoyable !

En rentrant chez mon père, je passe devant un magasin de musique.
Je m'arrête. Voilà exactement ce que je cherchais ! « Rock à music » je grave ce nom dans ma mémoire. Cette ville n'est peut-être pas aussi perdue et dépourvue d'intérêt que je l'imaginais.
A peine rentrée, je monte directement dans ma chambre, saisis ma guitare et commence à jouer. Je pense avoir omis de vous dire que je suis guitariste depuis mes 8 ans. Je me défoule je ne sais combien de temps sur les cordes de cette dernière, le fait est que lorsque mon père rentre de son boulot je joue encore. Je suis tellement absorbée dans ma musique que je n'entends ni le bruit de ses pas dans les escaliers ni le grincement de la porte qui s'ouvre.

-« Tu joues merveilleusement bien. » me dit-il un sourire au coin des lèvres.
-« Merci, maman me l'a offerte le jour de mes 10 ans. »
-« Elle a bien fait, on mange dans une demi-heure environ. »


J'ai l'impression que cela le gêne lorsque je parle de ma mère. La soirée se passe tout à fait normalement. Vers 21 heures, je prends mon courage à deux mains et appelle Céline. Depuis mon départ, je n'en ai pas eu la force ou peut-être le cramp...

-« Allô ! »
-« Caroline ! Ca me fait tellement plaisir d'entendre ta voix si tu savais... Alors commence ça se passe ? »
-« Bof... vous me manquez ! »
Ma voix se brise. Je me retiens de pleurer, je ne veux pas pleurer ! Il faut que je me reprenne.
« Ca va aller ne t'en fais pas pour moi. »
-« Si Caroline je m'inquiètes pour toi, tout est tellement différent sans toi ici. Les gens viennent souvent me voir pour avoir de tes nouvelles. »

-« Qui ? » Je ne sais pas ce qui m'a pris de demander ça.
-« Il me l'a demandé si c'est ça qui te tracasse. » Sa voix se veut rassurante.
-« Ah... »Ma tête va exploser, j'ai mal. J'ai l'impression que l'on me ronge, la tristesse me ronge.
-« Je dois te laisser, je suis désolée. Je te rappelle le plus vite possible. Tu me manques. »
-« Prends soin de toi, à bientôt. »

J'entends un bruit qui me signale que Céline a raccroché. Un jour que j'ai quitté mon pays, mes amis et j'ai déjà l'horrible sensation que tout me sépare d'eux.

J'ouvre la fenêtre pour m'aérer, je ne me sens pas bien du tout.
J'aperçois les étoiles, est-ce que tu me vois maman ? Aide moi s'il te plaît, j'ai tellement besoin de toi...J'ai froid maintenant.
Je m'allonge dans mon lit et pour ne pas changer je ne parviens pas à trouver le sommeil. Je pense, j'observe le plafond. Je me sens vide. C'est donc cela que l'on ressent lorsque l'on perd un être qui nous est cher ?
Vers 4 heures la fatigue se fait trop forte et je plonge dans un sommeil ponctué de rêves.

Ma dernière pensée va à ce jeune homme du parc, je ne sais pourquoi mais j'ai le sentiment de l'avoir déjà vu.
Il était beau, réellement beau.



Commentaire:

Alors à votre avis ... qui est-ce? Hypothèses?
Dites moi tout =D*
Merciii pour les commentaire.




# Posté le mardi 03 juillet 2007 14:39
Modifié le samedi 26 avril 2008 15:01

*Chapitre 4 : Appeurant.

*Chapitre 4 : Appeurant.
Chapitre 4 : Appeurant.


7 avril, à Hambourg une adolescente se réveille d'un sommeil agité.


Un bruit attire mon attention et me sors de mon sommeil qui se veut assez court ces derniers temps.
Je ne vous ferai pas part de l'heure, tout ce que je peux vous dire c'est que je suis épuisée !
J'identifie le bruit comme étant la sonnerie du téléphone. Qui peut donc déranger les gens à une heure pareille ?
Tout en descendant les escaliers d'une démarche plutôt lente, j'entends mon père parler. Il est en pleine conversation téléphonique. Je le salue de la main pour ne pas le déranger. Au bout de dix minutes et après une conversation plus que houleuse, il s'excuse et quitte le domicile. Un problème avec un client m'a-t-il dit.
Je déjeune et m'habille. Je tente de camoufler mes cernes sans grand succès.

Je choisis de me rendre à ce fameux magasin de musique. Rien à part le théâtre ne me passionne plus que la musique. Je retrouve un peu d'entrain à la pensée de tous ces instruments qui n'attendent que moi.
C'est donc une adolescente souriante qui se rend presque en courrant à « Rock à music.»
A peine rentrée, j'entrevois les guitares. Je salue la vendeuse et me dirige vers le rayon. Si j'avais su ce qui m'attendait ...
Au bout de quelques minutes j'entends une voix grave.

-« Je te l'avais dit qu'on se reverrait... »
Non, dites moi que je rêve ! Le gars du parc.
Il ne me laisse même pas le temps de l'envoyer balader qu'il reprend la parole.
-« Alors intéressée par les guitares ? »
-« En effet oui... »
-« Une fille qui joue de la guitare, j'aime... »
Aah il m'énerve, son assurance m'agace.
Le problème est que je ne sais quoi dire.
-« Elle te plaît ? » Il en désigne une et me la montre.
-« C'est une Gibson évidemment qu'elle me plaît ! »
Vu son sourire satisfait, peut-être aurais-je dû ne pas répondre...
-« J'ai exactement la même. »
-« C'est ça, tu veux me faire croire que tu as une Gibson. T'as vraiment pas froid aux yeux toi ! »
-« On parie ? Viens cet après-midi chez moi et je te fais une démonstration »

-« Je... » Espèce de conne que je suis ! Parle !
-« Nous sommes d'accord, à tantôt alors. »

Il grifonne je ne sais quoi sur un bout de papier, me le tend et part en m'adressant un sourire charmeur. Sur ce bout de papier est écrit son adresse avec l'heure à laquelle je dois me rendre chez lui : 13heures. Je regarde mon portable, il est 11h30.
Dans quelle situation me suis-je encore mise ?
Je me précipite hors du bâtiment et rentre directement. Je me change pour je ne sais quelle raison.
Finalement après m'être quelques fois égarée, je me trouve debout face à la porte d'entrée de ce garçon dont je ne connais même pas le nom sur le point de sonner.
Je sonne après une ou deux minutes d'hésitation. Je m'apprête à partir lorsque j'entends la porte s'ouvrir.
Un jeune homme d'environ 19 ans se dresse devant moi. Ses cheveux sont lisses, très lisses mais ce n'est pas lui. Merde, j'ai dû me tromper de numéro.

-« Je... excusez-moi Monsieur je me suis probablement trompée de numéro. » Il ne répond rien.

Finalement je l'aperçois. Il éclate de rire. Personnellement je ne vois pas ce qu'il y a de marrant.

-« Tu es quand même venue... je commençais à douter. »
Je ne sais pas moi-même la raison de ma présence. Je n'ai rien à faire de mes journées ne devant plus aller à l'école jusqu'en septembre... J'entre.

Ils sont trois : lui, l'armoire à glace qui m'a ouvert et un autre petit blond avec une casquette enfoncée sur la tête.

-« Alors les gars je vous présente... » Il s'arrête, il ne connaît toujours pas mon prénom. Normal, je ne lui ai pas encore dit.
-« Caroline, je m'appelle Caroline. »
-« Caroline je te présente Gustav, Georg et moi c'est Tom mais je présume que tu le savais déjà. »
Je ne vois pas ce qu'il entend par là, ce n'est pas important.

Une quatrième voix énervée retentit du sous-sol.

-« Bon vous vous ramenez oui ou merde ? »
Georg et Gustav descendent me laissant seul avec le dénommé Tom.
-« Viens on y va sinon mon frère va faire sa petite crise. »Il me prend par la main et m'emmène au sous-sol.
-« Caroline voici Bill mon jumeau. » Jumeau, hum je suis perplexe... ça doit être la si grande différence de style qui laisse planer un doute.
-« Enchanté. » Voilà tout ce qu'il dit tout en me dévisageant.
-« Bon on peut commencer maintenant. »


Je m'installe dans un énorme fauteuil bien moelleux.
Ils commencent à jouer : Tom à la guitare, Georg à la basse, Gustav à la batterie et Bill au chant. Leurs chansons sont sublimes, émouvantes,... je ne trouve pas les mots exacts pour décrire ce que je ressens à l'instant présent.
Mes yeux s'attardent un instant sur la guitare de Tom, je parviens à lire l'inscription Gibson. Il n'a pas menti. Il joue merveilleusement bien. Les battements de mon c½ur s'accélèrent lorsque Bill entame la dernière chanson. Je la reconnais, c'est cette chanson !
C'est donc eux les Tokio Hotel... ce fameux groupe.
Je me souviens maintenant avoir vu un jour un poster de leur groupe dans la chambre d'une amie à moi.
Ma vue se brouille à l'écoute de cette chanson, je suis émue.
La répétition finie Tom s'avance vers moi, je lis de la fierté dans ses yeux.

-« Alors ça t'a plu ? »
-« Oui c'était bien, très bien. Et ta Gibson est très belle. »
Je m'efforce de paraître normale mais je sens le regard de Bill posé sur moi, il me fixe. Ca me rend mal à l'aise.
-« Si ça t'intéresse j'en ai encore une dans ma chambre. »
-« C'est que je dois partir... »
Je rougis ! Quelle horreur, j'ai envie de disparaître.
-« Maintenant que le spectacle est terminé je pense que tu peux partir ! »

Tout le monde se retourne vers Bill. Il semble réellement énervé, enragé même.
Je ne comprends rien mais je pars sans demander mon reste. Georg et Gustav me raccompagnent jusqu'au pas de la porte.
En quittant la pièce j'aperçois Bill et Tom se lançant des regards noirs, de la colère dans les yeux.

-« Ne fais pas attention à ses sautes d'humeur, il est légèrement lunatique. »

Gustav me sourit, il m'inspire le respect et la confiance sans même le connaître.
Je souris et pars. Quelle journée ! Ma vie en Belgique était tellement plus simple... Ca y est la tristesse m'envahit à nouveau. Leur musique était parvenue à me transporter dans un autre monde. J'ai mal au ventre pour ne pas changer...
Sur le chemin du retour je m'arrête dans une librairie et achète un magazine sur eux. Ils ont éveillés ma curiosité. Je suis très curieuse.
Vous verriez tout ce que l'on raconte sur eux c'est apeurant. Apeurant c'est le mot.

Une chose est sûre Bill ne m'apprécie pas...



Commentaire:

Voilà la suite =D J'espère qu'elle vous plaira... Je stressais comme une folle en l'écrivant, je me disais faites qu'ils aiment, faites qu'ils aiment*
Donc j'espère que vous aimerez... Ces deux chapitres sont plus longs que les précédents et comme promis les Tokio Hotel sont rentrés dans la fiction =).
Alors a votre avis que va-t-il se passer? Hypothèses?
Et encore merci pour vos commentaires cest encourageant!

# Posté le mardi 03 juillet 2007 14:53
Modifié le samedi 26 avril 2008 15:02